Artiste pluridisciplinaire
Vit et travaille à Bruxelles

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Artiste multidisciplinaire, Marine Penhouët transite entre références à l'histoire de l'art, romantisme, symbolisme et pratique contemporaine, établissant des liens entre paysages réels et imaginaires, passé et présent par le biais de la déconstruction, de la répétition et de l'apparition du procédé.
Extrait Moving Scapes, Julie Dumont



Marine Penhouët is a french pluridisciplinary women artiste living and working in Brussels. The artist creates mixed media artworks, paintings, drawings, prints and installations. By referencing relics of the past, romanticism, psychedelia and symbolism, she touches various overlapping themes and strategies. Several reoccurring subject matter can be recognized, such as the relation with popular culture and bygone chronicles. Her imagination travels back in time through repetition, deconstruction, collages and with the investigation of the process itself what defines a subjective present. Her mixed media artworks establish a link between the landscape’s reality and that imagined. By exploring the concept of the landscape in a nostalgic way, she creates work through labour-intensive processes which can be seen explicitly as a personal exorcism ritual. Her artistic process based on an archaeological protocol between method and desire. She investigates the dynamics of images including the historic imprint. She tries to reveal the remembrance of the past to keep awake the future by highlighted the importance of the dialectic. She manipulate those thoughts in installation, often made in-situ, where interact her artefacts made of mixed media as fetishes. Rather than presenting a factual reality, an illusion is fabricated to conjure the realms of our imagination. What really makes the sound of an image when we close our eyes? 
V. J



Expositions

2022
L’air du temps, fondation Bolly-Charlier, Huy (Be)
Snail eye, Cosmic Comic Convention, Leipzig
La Beauté, L’approche, Bruxelles
Promenade Sentimentale, Neess, Bruxelles (solo)

2021 

Something Beautiful, La Vallée, Bruxelles
Moving Scapes, Brusselsdrawingweek
Volalanormal, Holydays #7 Recyclart, Bruxelles
Soupir, L’approche, Bruxelles (solo)
Spare us the gutter, SeeU, Bruxelles
In The Circle Of Light, SeeU, Bruxelles
The invisible worm... + one Bart Lescrève, VUB/Pilar, Bruxelles
Is it sunday yet? SeeU, Bruxelles
Lockdownart, les amis d’ma mère, Bruxelles

2014-20 (sélection)
Boltra, Moerdijk sculpture project show, Bruxelles
WeArtixelles, parcours d’artistes, Bruxelles
Ce qu’il reste, Trône, Bruxelles (curatoria)
Le Horla, Sterput, Bruxelles
À géométrie ternaire, La centrale, Bruxelles
L'ombre des choses, Tropicana, Bruxelles (curatoria)
Wheeling, la Réserve, Bruxelles (solo)
Le désert dans la chambre, La réserve, Bruxelles
Le chant d'amour, Area42, Bruxelles
Sous la morsure du soleil, Maison Bergamini, Bruxelles (solo)
La cage d'escalier, Bruxelles
Là-bas, Sterput, Bruxelles
Zone Bleue, curatoria Lola Meotti, Pop Up, Bruxelles
Bruxelles 16 facettes, Maison Bergamini, Bruxelles
Corpus quartier, Hypercorps, Bruxelles
Yellow Bridge, Le Kabinet, Bruxelles (curatoria)
Art et Archery, Soignie (BE)
Botanique, atelier de l'artiste Abel Pradalier, Paris
Dessin Quotidien #2, Satellite Brindeau, Le Havre
Renverse, Le Terrier, Paris
Printnoiz !, Le dernie Cri, La Friche Belle de Mai, Marseille
23ème Prix de la Gravure, Centre de la gravure, La louvière (BE)
Furiosité, commissariat Julie Crenn, Galerie F. Lacroix, Paris
Alice, Maison Pelgrims, Bruxelles
Hallez tongue au tiaple!, Atelier d’Estienne, Pont-Scorff (FR)
Confort moderne, Clovis 15, Bruxelles
Becs et ongles, Espace Couac, Lyon


Curatoria (sélection)
Car hier la pierre est blanche, Sterput, Bruxelles, 2021
Fruiting body, Sterput, Bruxelles, 2021
Ce qu’il reste, Trône, Bruxelles, 2020
Le Horla, Sterput, Bruxelles, 2019
L'ombre des choses, Tropicana, Bruxelles, 2019
Le Kabinet, Bruxelles (2013-2018)
Papier Fantôme #0, Maison Bergaminie, Bruxelles, 2018

Résidences
Moerdijk sculpture sur pierre, Moerdijkt (BE), 2020&21
Ursonate Cabaret, résidence sonore, Bruxelles, 2019
Résidence Terrasse, Bruxelles, 2019
POP up, Bruxelles, 2019
Area42, Bruxelles, 2018
Satellite Brindeau, Le Havre, 2016
Le Vecteur, Charleroi (BE), 2016
La Tour Misaine, Aix-les-Bains, 2015

Publications (sélection)
Snail Eye zine, Leipzig
Jealousy, TIM magazine
Soupir, zine Hypnotismezine
Jambon Klaxon #2
Eau sombre, Résidence Terrasse
Fantôme, Pulp'zine Hypnotismezine
GOnzine 6,
 Sarah Fisthole
Obsession, Pulp'zine, Hypnotismezine
Desir, Hypnotismezine vs 
Méconium
Vomir,
Livre 2,  A/Over Edition 
Peachzine,
#1 & #2
Mort ou vif,
La Maison&

Commandes Publiques
Répertoire Féministe en collaboration avec l’artiste Mélanie Peduzzi pour l’ASBL la Maison des Femmes de Schaerbeek, 2020
Réalisation d’un vitrail pour l’Eglise All Hallows’ Ringmore, Devon, Angleterre, 2018

Conférence & workshop
Workshop lithographie, ESSAB Quimper, 2022
WREK, Conférence à l’université de Liège workshop aux Beaux
Arts de Liège dans le cadre du colloque International Conference
“Poetics of the Algorithm”, 2016

Collection
Artothèque de Brest

Collectifs
Sorcière Picasso
WREK
Le Kabinet
Collision
Atride

Marine ne produit pas des images, elle les (dé)construit. Les sources sont puisées dans un ensemble de références intemporelles qui construisent les sociétés : les mythes contemporains que l’on retrouve dans la culture du Fanzine ou dans un imaginaire fantasmagorique, aussi bien que l’archéologie classique et les reproductions d’un musée imaginaire1. Pour autant, la création ne peut être qu’objective. Il y a des sources intuitives et des sujets qui se présentent à l’artiste de manière évidente. La récurrence de certains symboles fait référence à son expérience personnelle, à l’exotisme architectural des villes occidentales autant qu’à la pop culture des années 1980-90.

La superposition entre ces différentes interprétations s’applique sur plusieurs dimensions graphiques. Marine crée des trompe-l’œil dans lequel le regardeur recompose une narration visuelle. Il y a cet effet de superposition de matières, collées ou simplement déposées par un post-it, associé à des impressions picturales.
Ce sont des mirages qui oscillent entre imitation et déformation d’une empreinte.

Cette dernière notion est inhérente à l’œuvre de l’artiste qui côtoie l’image imprimée, lithographie ou gravure, depuis ses débuts. Cependant, la dimension plate du papier n’impose pas de cadre strict à la composition, ni même le poids d’une certaine tradition cloisonnée. Le prolifique travail d’édition permet de jouer avec les échelles, genres et statut des œuvres. À partir de cela, Marine s’est posé la question du passage de l’œuvre reproductible à l’œuvre originale, et inversement. L’étape du photocopieur dans le processus participe à raconter l’image, tout en perturbant les interventions sur papier (en peinture comme en photographie). En effet, l’impression laser permet de fouiller pour ensuite modeler la matière (collage, papier peint, installation, édition...). Il s’agit autant d’un exercice de recherche graphique qu’un outil de production.

De même, la question de la reproductibilité alimente la vision réflective et méthodique autour des médiums artistiques. Chaque projet amène à repenser la démarche, à chercher plus loin que l’acquis théorique. Ce sont autant de moyens d’expérimenter et parfois de s’adonner aux possibilités du hasard, les mains dans le nitrate ou dans le béton. La narration se construit dans le but de contredire toute facilité technique et de déconstruire plastiquement l’image.

Au détour de rencontres ou de nouveaux projets, “rien n’est acquis et un certain empirisme cognitif permet de former sa propre critique”
2. C’est ce qui ressort lorsqu’on pénètre dans l’atelier de Marine. L’œuvre graphique inspire installations et dioramas dont témoignent les murs de l’atelier mais aussi la chronologie des expositions personnelles ou collectives. Dans cet espace intime,
la réflexion est posée par un rituel de travail, et les œuvres sont toujours susceptibles d’être modifiées lorsqu’elles sont épinglées aux murs, parfois pendant plusieurs années. On y retrouve les influences qui jalonnent la pratique de Marine et constituent la collection d’images accumulées au fil du temps. Ici, une reproduction de Dürer punaisée au mur, le 45 tours Boy’s don’t cry de The Cure accroché parmi des dessins; là des photocopies de Cotàn ou de Chirico; plus loin, ouverts sur la table des ouvrages d’iconographie antique. Autant de références qui illustrent les recherches d’iconologie
3et les approches archéologiques créant des entre-deux4 dans lesquels Marine engage généreusement une réflexion plastique.



1 Malraux, Le Musée imaginaire, Folio essais, 1996
2 Entretien avec Marine, 16 avril 2018
3 L’iconologie est une discipline qui s’interroge sur les conditions de production des images et le message qu’elles véhiculent selon la société et le temps dans lesquels elles évoluent (voir Aby Warburg).
4 Michel Onfray, Théorie du voyage : Poétique de la géographie, Biblio essais, 2007
Patricia Couvet




AESS arts p. (satisfaction) ARBA-ESA, Bruxelles, 2016
Assistante, cursus lithographie, ARBA-ESA
Master1 Gravure, équivalence en communauté française de Belgique, 2013
Assistante, imprimeur/graveur/lithographe, Atelier Michael Woolworth, Paris, 2012
DNSEP Master2 (mention) Diplôme National Supérieure d'Expression Plastique, ESSAB Quimper, 2012
Assistante, Damien Deroubaix, Berlin 2011
Erasmus Staatliche Akademie der bildenden künst Karlsruhe (De) /ARBA-ESA, Atelier gravure, Bruxelles, 2010-11
DNAP, (félicitations) Diplôme National d'Arts Plastiques, ESSAB Quimper (Fr), 2009

BAC L option art, France (56), 2007