Soupir, exposition personnelle, 2021
L’approche, Bruxelles
Commissariat : Hervé hic


«Le plus souvent, Marine Penhouët (1989) démarre sa réflexion sur un projet à partir d'un objet, de la forme de celui-ci ou d’un thème qu’il lui inspire. Cet objet est isolé de ceux qu’elle a accumulés et, dans le procès de création, certains de ses éléments (cf. infra) seront revitalisés, détournés, dénaturés, etc. Parfois, l’action sera guidée par des souvenirs personnels qu’alimentent les photos que l’artiste a prises pendant ses voyages ou dans sa vie quotidienne. Le matériau de départ qui fera l’œuvre préexiste donc, et la totalité se résume en un mot : objet. Dès lors, c’est à mon avis sous cet angle, celui de l’objet, qu’il faut tenter d’appréhender le travail de Marine Penhout. Lorsqu’il traite de la nature de l’objet plastique, Pierre Francastel écrit que « l’artiste qui compose un tableau ou qui élabore une sculpture produit des objets de civilisation qui, d’un certain point de vue, possèdent des caractères communs avec les œuvres issues de l’activité la plus spéculative, la plus expérimentale ou la plus mécanique de la société. » Les paroles sorties de la bouche de Marine Penhouët faisaient profondément écho à cette opinion, l’amplifiaient même en me semblant passer d’une communauté à une communion entre les objets.»


extrait de Marine Penhouët, objectivement parlant, par Athénaïs Rz



𝓢𝓸𝓾𝓹𝓲𝓻, fanzine, 50 exemplaires numérotés, @hypnotismezine.

𝐿’𝑜𝑑𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑒𝑟, 𝑚𝑒 𝑟𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑙’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟. 𝐽𝑒 𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑟é𝑒𝑟 𝑙’𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑎𝑖𝑡. 𝑇𝑒𝑠 𝑝𝑒𝑛𝑠é𝑒𝑠, 𝑗𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑚𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑠. 𝐽𝑒 𝑝𝑟é𝑓è𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑔𝑖𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡. 𝐿é𝑐ℎ𝑎𝑛𝑡 𝑙’𝑜𝑏𝑠𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑐𝑖𝑒𝑙, 𝑗𝑒 𝑠𝑢𝑖𝑠 𝑢𝑛 𝑛𝑢𝑎𝑔𝑒. 𝐽𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑒 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠. 𝐶𝑎𝑐ℎ𝑒 𝑙𝑒 𝑏𝑙𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑛𝑢𝑖𝑡, 𝑙𝑒 𝑏𝑙𝑒𝑢 𝑑𝑢 𝑗𝑜𝑢𝑟, 𝑙𝑒 𝑏𝑙𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑒𝑟. 𝐽𝑒 𝑛𝑒 𝑑𝑜𝑟𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠, 𝑗𝑒 𝑟ê𝑣𝑒. 𝐼𝑙 𝑛’𝑦 𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑙𝑒𝑖𝑙, 𝑜ù 𝑠𝑢𝑏𝑠𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑛𝑐𝑜𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑛 é𝑐ℎ𝑜. 𝐼𝑙 𝑛𝑒 𝑙’𝑒𝑚𝑏𝑟𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑠 𝑣𝑟𝑎𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡. 𝐿𝑎 𝑛𝑢𝑖𝑡 𝑗𝑒 𝑚𝑒𝑛𝑠. 𝐿’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑠𝑡 𝑠𝑎𝑙é 𝑠𝑢𝑟 𝑚𝑎 𝑝𝑒𝑎𝑢. 𝐽𝑒 𝑝𝑟é𝑓è𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑔𝑖𝑒. 𝐶𝑒 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 𝑑’𝑎𝑡𝑡𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒, 𝑞𝑢𝑖 𝑛𝑢𝑖𝑡 𝑎𝑢𝑥 ℎ𝑖𝑠𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑑’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟. 𝑈𝑛 𝑏𝑎𝑖𝑠𝑒𝑟, ç𝑎 𝑛𝑒 𝑠𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚𝑒 𝑝𝑎𝑠. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑠𝑖. 𝐶𝑒𝑠 𝑖𝑚𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑛𝑐𝑟é𝑒𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑟é𝑎𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑙’𝑖𝑚𝑎𝑔𝑖𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛. 𝐽𝑒 𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑟é𝑒𝑟 𝑙’𝑖𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑎𝑖𝑡. 𝑃𝑢𝑖𝑠 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑢𝑛 𝑙𝑜𝑛𝑔 𝑠𝑜𝑢𝑝𝑖𝑟, 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑟𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡... 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑟𝑜𝑚𝑎𝑛𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑑é𝑝𝑎𝑠𝑠é. 𝑃𝑒𝑖𝑛𝑑𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑡𝑟𝑜𝑢 𝑛𝑜𝑖𝑟, 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑙𝑎 𝑛𝑢𝑖𝑡 𝑗’𝑒𝑛𝑡𝑒𝑛𝑑𝑠 𝑔𝑟𝑜𝑛𝑑𝑒𝑟 𝑙𝑒 𝑣𝑒𝑛𝑡. 𝐽𝑒 𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 à 𝑡𝑒𝑠 𝑦𝑒𝑢𝑥. 𝐽𝑒 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑟𝑑𝑒 𝑙’𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟𝑠, 𝑎𝑠𝑝𝑖𝑟é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑙’𝑒𝑛𝑛𝑢𝑖. 𝑂𝑢𝑏𝑙𝑖é 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠. 𝑄𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑗’𝑒𝑛 𝑎𝑖 𝑎𝑠𝑠𝑒𝑧 𝑑𝑒 𝑙’𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒, 𝑗𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑠 𝑢𝑛 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑢𝑛 𝑝𝑒𝑢 𝑑𝑒 𝑐𝑖𝑒𝑙.



Wadi big splach, enduction sur bois, pigment, rouille, photocopie et objets.

La fin du monde, f
usain sur papier et photocopie, enduction et rouille sur bois, cuivre.

Love song,
rehaut sur photographie argentique et objets.

Sol : L'ombre ferait voler en éclat l'univers
, bois calciné.

Je m'ennuie sur la plage de sable noir. Le chant d'amour se couche au soleil. Lorsque la mer se retire, le sable est mon soupir. Puisque mon chagrin tu l'emportes au loin, je suis un nuage,
peintures et enduction pigmentées sur bois, tirages analogues rehaussés, fusain sur papier, bois découpés, objets récoltés.







Installation vidéo : L’odeur de la mer me rappelle l’amour, found footage, Le tempestaire de Jean Epstein, 1949. Projection sur installation, verre gravé, photocopie; photographie analogue, L.E.D, plâtre et miroir, bois et objet.





Marine Penhouët, objectivement parlant.

Entrons dans le travail de Marine Penhouët par la description d’une œuvre en particulier : Don’t, réalisée en 2018. Comme toutes les créations de l’artiste, elle est en techniques mixtes. Il s’agit d’un diptyque constitué de deux tableaux rectangulaires de même format reposant sur leur grand côté donnant à voir des compositions voisines se structurant autour de la silhouette entièrement blanche d’un végétal déformé et de masses de ton uni aux limites bien marquées. Chaque panneau est coupé en deux par une ligne verticale décentrée vers la droite. Le rectangle de base se divise ainsi en un carré à gauche et une bande verticale à droite. L’image du carré de gauche1, dans les tons clairs, suggère l’idée de plage ; celle de droite, en nuances de couleurs sombres, évoque l’idée de montagne. Sur le panneau de gauche, la bande verticale est laissée en bois brut, tandis que dans celui de droite elle est peinte en bleu très foncé. Des morceaux de papier sont collés avec un bout de scotch sur les deux parties droites : à gauche, un papier calque portant le dessin d’une chauve-souris en vol ; à droite, un papier déchiré, de couleur vert pâle, avec deux formes noires dont l’une renvoie au végétal déjà évoqué, mais encore plus altéré. Ces morceaux de papier sont surmontés de trois rectangles horizontaux de couleur différente : blanc, vert, mauve, à gauche ; blanc, bleu ciel, brun, à droite où ils sont de plus de mêmes dimensions. Dans le registre carré de chacun des panneaux apparaissent aussi des formes blanches qui pourraient recevoir des qualifications en relation avec l’idée globalement suggérée par l’image correspondante. Sur le panneau de gauche, s’ajoutent à la composition un post-it peint en trompe-l’œil et des lettres blanches déformées (certaines très étirées et allongées) comme si elles étaient vues à travers un liquide mouvant. Ces signes forment la phrase : BOYS DON’T CRY.

Tapée dans un navigateur Internet, cette phrase fait sortir une chanson du groupe The Cure créée en 1979. Ce titre est aussi celui de l’album LP édité l’année suivante. L’image de la pochette présente un évident lien de parenté avec le diptyque analysé. Même si, chez Marine Penhouët, un quartier de Lune a remplacé le Soleil et que la pyramide a disparu, il s’agit sans conteste de bien plus qu’une citation. « Il est du principe de l’œuvre d’art, écrit Walter Benjamin, d’avoir toujours été reproductible. Ce que des hommes avaient fait, d’autres pouvaient toujours le refaire.2 » La question à traiter aurait donc été celle de la raison de cette reproduction si une visite dans l’atelier de l’artiste ne m’avait conduite sur une autre voie. J’y ai vu deux choses : un diptyque de 2017 intitulé The Cure se rapprochant encore plus fortement de l’image de la pochette et cette pochette elle-même précieusement conservée. J’ai eu l’intuition – renforcée par la présence de choses sur les cadres de ce diptyque - que ce n’est pas uniquement l’image qui a intéresseé l’artiste mais surtout l’objet lui-même, la pochette du vinyle. L’entretien subséquent me l’a confirmé.

Le plus souvent, Marine Penhouët démarre sa réflexion sur un projet à partir d'un objet, de la forme de celui- ci ou d’un thème qu’il lui inspire. Cet objet est isolé de ceux qu’elle a accumulés et, dans le procès de création, certains de ses éléments (cf. infra) seront revitalisés, détournés, dénaturés, etc. Parfois, l’action sera guidée par des souvenirs personnels qu’alimentent les photos que l’artiste a prises pendant ses voyages ou dans sa vie quotidienne. Le matériau de départ qui fera l’œuvre préexiste donc, et la totalité se résume en un mot : objet. Dés lors, c’est à mon avis sous cet angle, celui de l’objet, qu’il faut tenter d’appréhender le travail de Marine Penhouët. Lorsqu’il traite de la nature de l’objet plastique, Pierre Francastel écrit que « l’artiste qui compose un tableau ou qui élabore une sculpture produit des objets de civilisation qui, d’un certain point de vue, possèdent des caractères communs avec les œuvres issues de l’activité la plus spéculative, la plus expérimentale ou la plus mécanique de la société.3 » Les paroles sorties de la bouche de Marine Penhouët faisaient profondément écho à cette opinion, l’amplifiaient même en me semblant passer d’une communauté à une communion entre les objets.

Mais souvenons-nous tout de même ici qu’à la limite tout est objet pour le sujet4. Il nous faut donc préciser ce dont on parle parce que le spectateur lui s'interrogera sur le statut des objets utilisés et leur signification. Certains de ces objets se laissent facilement reconnaître dans la mesure où la démarche de Marine Penhouët mële volontiers références à l'histoire de l'art, culture "savante" (Giotto, Giorgio de Chirico, Yves Tanguy, etc.) et emblèmes de la culture pop voire plus underground (smiley acid house, lunettes teintées, vinyle de The Cure, balle rebondissante dérivée de celle du kicker...). Si l’on se rapporte au système des objets de Jean Baudrillard, toutes ces choses relèvent de la catégorie de l’objet marginal, autrement appelé objet ancien. « [Celui-ci], écrit le philosophe, revêt toujours, au sein de l’environnement, une valeur d’embryon, de cellule mère. [...] Comme la relique dont il sécularise la fonction, l’objet ancien réorganise le monde sur un mode constellant, opposé à l’organisation fonctionnelle en étendue, et visant à préserver contre celle-ci l’irréalité profonde, essentielle sans doute, du for intérieur.5 »

De l’objet relique élu, Marine Penhouët fait donc œuvre, et non une œuvre : en effet, elle choisit, sélectionne certains éléments iconiques (cf. les palmiers de la pochette de The Cure), éléments qu’elle explore presque anatomiquement, dont elle évalue l’aptitude à évoluer ; puis elle les intègre à son répertoire dont elle les ressortira plus tard dans ses projets en fonction des idées qui auront germé et de son état d’esprit du moment. Ces éléments seront alors retravaillés, modifiés par divers moyens techniques, mélangés à d’autres, superposés, translatés... Des photos personnelles, des phrases puisées à diverses sources (cf. Boys don’t cry), des papiers collés, des choses matérielles s’ajouteront. Ainsi naîtra l’œuvre d’art, celle qui s’offrira à la lecture du spectateur. Il s’agira nécessairement – à suivre Jean Baudrillard - d’une lecture rationnelle, alors que l’objet ancien – celui dont l’artiste s’est servi – est lui « sans exigence de lecture. [...] Il est anachronique.6 » « [Les objets anciens], écrit aussi l’auteur, son évasion de la quotidienneté, et l’évasion n’est jamais si radicale que dans le temps [...]7 » N’est-ce pas, du reste, cet anachronisme essentiel, cette capacité à synthétiser le temps qui a séduit Marine Penhouët dans les objets anciens ? Cela expliquerait le vif intérêt de l’artiste pour les traces archéologiques. D’ailleurs, « l’œuvre d’art, aussi novatrice puisse-t-elle paraître, porte toujours en elle le poids du passé. Elle est le lieu de résurgence de ce qui fut, comme l’objet soudainement apparu sous les outils de l’archéologue.8 »

En guise de conclusion provisoire et parce que le présent travail est réalisé à l’occasion d’une exposition, je soulignerai que par déclinaison, extrapolation, extension, c'est en définitive tout un microcosme que Marine Penhouët décide d'offrir au spectateur, un univers sensible et esthétique qui s'inscrit pleinement dans l'espace que l'artiste investit à chaque fois de manière singulière, car constamment renouvelé dans chacune de ses expositions. Une exposition, chez Marine Penhouët, c'est une proposition. Au sein de l’espace dédié, l’artiste orchestre, organise, dans un art du tout-ensemble.

Athénaïs Rz, le 26 juillet 2021


1 On postule ici que les deux tableaux sont toujours placés dans le même ordre, déterminant un sens de lecture.
2 Walter BENJAMIN, L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique [Version de 1939], Paris, Gallimard, coll. folioplus philosophie, 2007, p. 10.
3 Pierre FRANCASTEL, Art et technique aux XIXe et XXe siècles, Paris, Ed. de Minuit, 1956, p. 109 [Gallimard, Tel, n°132].
4 Réflexion inspirée par P. Francastel quand celui-ci rappelle la définition sociologique de l’objet proposée par Claude Levy- Strauss (Pierre FRANCASTEL, loc. cit.).
5 Jean BAUDRILLARD, Le système des objets, Paris, Gallimard, 1968, p. 112 [Gallimard, Tel, n°33].
6 Jean BAUDRILLARD, op. cit., p. 113. En italique dans le texte.
7 Jean BAUDRILLARD, loc. cit.
8 Luc BACHELOT, « Archéologie et création artistique », Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 134 | 2013, mis en ligne le 01 janvier 2016, consulté le 25 juin 2021. URL : http://journals.openedition.org/nda/2268 ; DOI : https://doi.org/10.4000/nda.2268