Ite maledicti

Dans la tradition Chrétienne et néoplatonicienne la Terre est immobile dans le centre de l’univers. La Terre ne tourne plus. Les éléments primaires se préparent à rentrer en collision. A & B Les éléments primaires du feu et de l’eau. C La région stellaire. D L’air ou les éléments rejoignent en Chamaïm (ciel en hébreux) l’esprit igné de l’eau 

Installation, 2021
108x41cm (3 tableaux de 41x31cm)
30x19,5cm et 9X14cm (sur le socle)
Peinture et gravure sur bois, baguette en chêne
Acrylique, plâtre pigments et colle de peau
Ciment, cuivre et carte postale rehaussée
Collage sonore









Texte gravé sur plaque de cuivre,
technique au vernis mou et eau forte 30x19cm


Oeuvre accompagnée d’un texte de Jacques Lemaire, prix lockdownart, 2021
Notre duo résonne sur une idée mystique de ce qui arrive aujourd'hui à l'humanité. La malédiction - Horeendum Tonitru, est une oeuvre du 17ème qui rassemble plusieurs symboliques de l'apocalypse. C'est sur cette oeuvre que nous avons basé nos réflexions pour commencer à écrire/peindre. Tous deux sensibles au basculement de notre société, nous aimerions posé la question de la finitude.

Il y a bien longtemps, une civilisation de premier ordre parsemait la surface, et cultivait le pigment.
Après plusieurs études archéologiques, les paréidoles ont été découverte en fond de vallée.
Là où la gravitation est égale à l’expansion.
Là où les lunes sont des pommes, là où les forces en présence donnent les traces inquiétantes d’un passé ignoré.
Un passé sans vices ni cupidité.
Sans drones ni frontières.
Cette peuplade bien mystérieuse avait la particularité de disparaitre dans les plis du vent.
Le cache-cache était interdit, et seuls les hommes des plaines usaient de replis pour passer des messages, et prévenir de l’arrivée des géants.
Les géants observaient les paréidoles, le dos courbé et les yeux en demi-lune.
Les petits géants grattaient le sable de leur gros doigt.
Les paréidoles avaient l’habitude de ces visites : à chaque fois qu’un visiteur se pointait, le vent changeait et plus personne à l’horizon.
Là, c’est la fin qui recommence : un grand-père qui tassait sa pipe
est parti en fumée !
Les enfants des plaines sont passés de l’autre côté !
La bille devint lune, et le soleil s’est enfui au hasard !
Un homme des plaines, pétrifié, fit ricocher une alerte qui brinquebala sans sauver quiconque.
La fin du monde en arc-en-ciel !
Si on s’approche bien, on peut deviner quelques paréidoles de surface qui se cache encore, de peur que ça recommence ou de sagesse que ça continue.




Jacques Lemaire